Collection :
GéographiquesEditeur : Belin
Directeur de collection : Roger
BrunetLa ville est d'abord une concentration d'habitants, et un lieu de fonctions croisées, sans cesser d'être une confluence d'enjeux.
La ville est désormais source de représentations infinies qui la parent, la maquillent ou la travestissent, l'offrant en une sorte de «ville paraître» toute d'apparences - le vieux terme - et de maketing - le néologisme.
Là sont les images, la publicité et ses campagnes, les formules heureuses et les défis manqués, les carrefours et les pôles, tous les nœuds réels ou proposés pour les besoins de la cause spatiale: un substitut équivoque aux antiques notions de site et de situation.
En rester au discours purement géographique sur la ville serait terriblement réducteur. L'écrit, sous toutes ses formes, est là pour nous le rappeler et il se prête si bien aux collages de textes. Cet essai s'y promène et s'y complaît car tout cela fait de la ville un être à part.
Robert Farras, né en 1935 à Capestang, dans l'Hérault, enseigne la géographie aux universités de Montpellier et de Genève; il participe aux programmes de recherche de la Maison de la Géographie de Montpellier. A travres plusieurs livres de géographie régionale, il a abordé les problèmes de Barcelone et de Mexico, du Languedoc-Roussillon, de l'Espagne et de la Méditerranée.