Collection :
L'Extrême ContemporainEditeur : Belin
Directeur de collection : Michel
DeguyL’auteur sonde l’attente dans ses rapports avec l’histoire, l’écriture, le moi, à travers l’étude de quelques œuvres d’Eliot et de Beckett, qui ont l’attente comme mode d’être plus encore que comme thème.
En cette fin de siècle où s'efface, dit-on, l'idée d'une vérité à rechercher, d'un recel à partager, d'un lieu où habiter, le temps est venu de faire l'éloge de l'attente, notion d'abord fâcheuse mais qui se révèle néanmoins être une discipline prodigieuse et une sorte de folie qui sauve.L'attente et ses notions connexes: l'attention, la tension - le fait de tendre vers quelque chose et (par le biais de l'anglais) de guetter -, sont sondées dans leurs rapports avec l'histoire, avec l'écriture, avec le moi et, en filigrane, avec la théologie. L'analyse se poursuit dans une étude parallèle de quelques œuvres décisives de T. S. Eliot et de Samuel Beckett, qui ont l'attente non seulement comme thème mais comme mode d'être, et qui suggèrent, malgré leur divergence, des rapprochements inattendus.C'est surtout de poésie qu'il s'agit, dans le sens large du mot, puisque la poésie est elle-même une attente, une voie hasardeuse moins vers l'avenir que vers un présent renouvelé et sans cesse recommencé, vers une présence toujours différée et donc toujours possible. La poésie est l'espoir d'une poésie devenue espoir.
Né en 1938 près de Londres, diplômé de l’Université de Cambridge, Michael Edwards est professeur de littérature anglaise et de littérature comparée à l'Université de Warwick. Il est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes, de livres sur la poétique, et de la première monographie sur le sculpteur Raymond Mason, ainsi que de nombreux essais publiés en France et en Angleterre.