Collection :
Littérature et politiqueEditeur : Belin
Directeur de collection : Claude
LefortPremière édition intégrale en français de la correspondance de l’un des grands poètes du romantisme anglais. Ces lettres d’un tout jeune homme, racontent, méditent, décrivent, ou soudain s’épanouissent en poèmes. Elles brûlent d’un désir de vivre que n’éteignent ni la maladie ni la mort qui s’approche.
John Keats (1795-l82l) n'est pas seulement- comme le souligna Mallarmé - l'auteur de maint poème pur, ardent, musical. Il écrivit également une éblouissante correspondance, dont seules des bribes avaient été jusqu'ici traduites en français.Au fil des jours, on voit Keats inventer un genre : la lettre journal. Pour ses frères - l'un cloué au lit par la tuberculose, l'autre parti en Amérique - il rédige des lettres qui, s'étendant souvent sur plusieurs semaines, racontent, décrivent, méditent ou, soudain, s'épanouissent en poèmes. A ses amis - peintres, poètes, critiques - il offre, sans nulle pose, entre mille anecdotes ou plaisanteries, des pensées qui nous sont aujourd'hui aussi précieuses que celles d'un Baudelaire ou d'un Mallarmé. Bouleversante, enfin, sa correspondance avec Fanny Brawne brûle d'un désir de vivre, d'aimer, de penser, de dire, que seules purent éteindre la maladie et bientôt la mort.Robert Davreu, traduisant ces lettres d'un poète, a scrupuleusement respecté la spontanéité et les hésitations de l'écriture de Keats ; il a restitué jusqu'aux fantaisies de sa graphie ou de sa ponctuation. en fin de volume, il a fait figurer des "vies brèves" qui présentent les correspondants de Keats, et le texte en anglais de tous les poèmes traduits dans le cours des lettres. La préface de Claude Mouchard éclaire l'enchevêtrement fécond où les poèmes et les lettres de Keats échangent leurs pouvoirs et hâtent leur propre maturité - à l'approche de la nuit.