Le mot de l'auteur :
Quand fût l'heure pour moi d'apprendre les tables de multiplication à mes enfants je fus confronté au même problème que mes parents :
*difficulté d'apprentissage, ils retiennent et ils en oublient les 3/4, 3 jours après :
« combien font 7x8 ? »
« Ah ! non, celle là je ne m’en souviens plus, mais pose- m’en une autre et je saurais »
* un par coeur bête et méchant sous cette forme de grille croisée que tout le monde utilise depuis des temps immémoriaux et que les parents font réciter,
* des arrachages de cheveux pour les parents et pour les enfants, des pics de colère
* des difficultés de résolution de problèmes par la suite, car ne pas les connaître par les savoirs entraîne des erreurs (les enfants croient savoir).
Sans oublier la question des enfants qui dès le départ se demande à quoi tout cela peut-il bien servir ?
Et je ne vous raconte pas la difficulté du problème d’apprentissage quand vous avez un enfant intelligent, mais hyperactif, avec les problèmes de concentration que l’on connaît.
L’échec tant pour les enfants que pour les parents peut arriver et c’est toujours plus difficile de rattraper que de partir du bon pied.
Face à ces réflexions je me suis dit qu’il fallait que je trouve quelque chose de sympa, qui change, qui soit drôle, mais quoi ! L’imagination ne me manque pas, ayant écrit un roman fiction il ya 10 ans, des nouvelles. Cependant je ne trouvais pas la clé. Pas encore !
En allant chercher mes enfants à l’école, un soir, mon fils me raconte une blague. On rigole. Je lui demande quand, comment il l’a appris ? A la récré, il y a quelques jours. Tilt ! J’avais mon idée : écrire les tables sous formes de blagues, de trucs, car ça, cela amuse les enfants. Et quand ça nous amuse et que l’on veut faire rire, montrer des trucs, on s’en souvient. On épate. On fait rigoler. Et sachant que plus de la moitié des personnes ont une mémoire visuelle, surtout les enfants, alors en le combinant avec l’oral, la mémoire auditive, à tous les coups, ils allaient apprendre les tables en s’amusant. Car, une fois les tables sues, ils pourraient aussi poser la blague à leur parents, à leur copains, et ainsi de suite.
Alors le raconter sous forme imagée s’est imposé à moi. Sous forme de BD, mais avec un ordre, de manière à ce que l’on puisse utiliser le livre sous 2 manières. Raconter l’histoire à gauche et/ou ne lire et visualiser que l’image récapitulative de droite. A l’identique, j’ai définit, des codes couleurs pour les chiffres et des personnages pour les rendre attractifs, vivants. Des amis, des personnages de BD.
Quand aux histoires, certaines sont venues spontanément, d’autres écrites et réécrites afin de trouver le jeux de mot, l’histoire, le truc qui colle bien. D’autres illustrées et ré illustrées afin de trouver LA bonne image. J’ai joué avec les mots, les expressions pour que l’enfant puissent s’en servir de manière mnémotechnique et retenir plus facilement.
Le 7 x 8, la multiplication la plus dure à s’en souvenir, il n’y a pas un seul enfant, certains adultes aussi, qui ne l’ai apprises d’un coup d’un seul et surtout qui ne l’est retenue.