Collection :
Socio-HistoiresEditeur : Belin
Directeur de collection : Gerard
NoirielIdentifier une personne, c’est la reconnaître comme un individu unique, un être autonome, avec lequel il est possible d’entrer en relation. L’identification apparaît ainsi comme l’une des modalités fondamentales du lien social, car les individus ne peuvent nouer des rapports entre eux que s’ils se distinguent les uns des autres (y compris dans la cellule de base que constitue la famille). Depuis quelques d’années le nombre d’études consacrées à la question de l’identification des personnes a connu une progression exponentielle, à tel point qu’il n’est pas exagéré de dire que ce thème est devenu aujourd’hui un objet autonome de la recherche en histoire et en sciences sociales. Les textes rassemblés ici donnent un bon aperçu du dynamisme de ce nouveau chantier. Le problème n’est plus, désormais, de s’interroger sans fin sur la définition de « l’identité » dans les différentes « cultures », mais d’étudier les pratiques concrètes et les techniques d’identification « à distance », en les envisageant comme des relations de pouvoir mettant en contact les individus qui ont les moyens de définir l’identité des autres et ceux qui sont les objets de leurs entreprises. Les chercheurs n’ont pas attendu la fin du xxe siècle pour s’intéresser à cette question, mais l’une des originalités de ce livre tient à la perspective de très longue durée qui a été adoptée. Elle tranche sur des approches qui, jusqu’ici, étaient restées focalisées sur l’époque contemporaine.
Gérard Noiriel est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. Membe du centre de recherches "Genèse et transformation des mondes sociaux" (EHESS-cNRS), il est cofondateur de la revue Genèses et auteur de nombreux ouvrages sur l'immigration et l'histoire du pouvoir.
Avec les contributions de
Ilsen About, Henriette Asséo, Peter Becker, Vincent Denis, Claire Judde de
la Rivière, Claudia Moatti, Nicolas mariot, Nathalie Moine, Gérard Noiriel,
Claire Zalc